2019 … quels sont vos voeux ?

2019, une nouvelle année commence.

Pour la 156ème fois depuis ses origines, la C.S.P.P. ne peut que vous souhaiter à tous une bonne année.

Que cette année vous garde la santé et vous apporte le bien-être auquel chacun aspire.

Que cette année soit propice au développement de vos activités. Qu’elle vous apporte une évolution de vos affaires et de la plénitude dans votre travail.


Le passage à une nouvelle année, c’est l’occasion de faire un point sur l’année écoulée et des projections sur l’avenir.

L’année écoulée a été très riche dans le domaine de la photographie. Elle a aussi été source de tristesse pour notre profession avec le départ de personnes éminentes dans le domaine du journalisme et de l’information photographique, avec le décés de Guy-Michel Cogné cet été, et dans le syndicalisme et la formation avec le décés de Bernard Languille au mois de novembre. Tel est le cycle de l’existence et le fardeau de ceux qui restent : regretter ceux qui sont partis.

L’année 2018 aura été aussi l’année charnière du début du déclin du reflex tel que nous l’utilisons depuis des décennies dans le monde professionnel. Les hybrides font leur entrée par la grande porte, et ce dans toutes les marques et toutes les configurations. Boudés à leurs débuts car techniquement limités en réactivité, séduisants par leur poids et leur encombrement, ils sont maintenant courtisés par leur technicité avancée. Les marques les plus réfractaires ont maintenant leurs hybrides, espérant ainsi relancer un marché qui s’est effondré pour les compacts et qui était en baisse sévère pour les reflex.

Des chantiers importants ont été lancés l’année passée pour nos entreprises. Modifications des règles de fiscalité, application de la législation portant sur le RGPD, modification des règles sur les financements des formations applicables cette année pour nos salariés, modification d’importance des fiches de paie de nos salariés pouvant créer un effet psychologique négatif, un coup de blues, à la lecture du « à payer » de celles-ci. Informations que la C.S.P.P. vous a relayées.


La fin de l’année a été particulièrement éprouvante pour nombre de professions, dont les photographes avec l’émergence du « mouvement gilets jaunes ».

Autant les revendications « peuvent » être justifiées, autant les méthodes utilisées sont condamnables. Le regroupement sauvage de revendications, le « je manifeste parce que je suis mécontent » quitte à manifester pour une idée en compagnie d’une autre personne manifestant pour son contraire. Les manifestations chaotiques ayant créé un sentiment de pessimisme, de peur dans certains cas, détruisant un élan économique pour certaines professions dont le chiffre d’affaire permettant l’existence de l’entreprise se réalise en fin d’année. L’émergence de « figures » ayant un langage économique de base totalement faussé, une vision fortement étriquée et l’occasion pour certains politiques de montrer leur *** (censuré, à remplacer par « tête ») à la télévision.

Malgré tout cela, je suis optimiste pour l’année 2019.

Optimiste parce que nous exerçons un métier magnifique et, pour nombre d’entre nous, nous sommes fortement impliqués dans le fonctionnement de nos entreprises, passionnés mais aussi responsables. Passionnés, comme le montrent ces photographes ayant décrochés le titre « d’un des meilleurs ouvriers de France », responsables comme le montre nos organisations professionnelles à s’engager, comme la C.S.P.P., à vouloir vous informer et à vouloir promouvoir la photographie professionnelle auprès du grand public, comme la F.N.P. qui porte la défense syndicale de la photographie au plus haut niveau des négociations avec l’Etat et nos partenaires sociaux, et comme le G.N.P.P. qui travaille activement à sa reconstruction (Le GNPP devient la FFPMI). Je n’oublie pas l’UPP dans sa défense des auteurs.

Je pourrai être encore plus optimiste !

Une déclaration des gilets jaunes était : « nous ne nous sentons pas représentés par les institutions démocratiques ni par les syndicats ! « .

Comment être représenté par un syndicat auquel on n’est pas inscrit, et dont on espère qu’il fera ce que l’on voudrait ! Pour rappel, environ 8% des salariés sont syndiqués en France, soit 92% qui n’apportent ni cotisation, ni revendications, ni idées, ni solutions. Nous ne sommes pas plus nombreux inscrits en pourcentage en tant que photographes indépendants ou entrepreneurs, soit 32000 photographes en France.

Nous avons, en photographie, l’énorme chance d’avoir des syndicats et associations de défense non politisés. Nous travaillons pour la branche professionnelle et nos photographes.

Créez l’optimisme dans votre secteur d’activité en le défendant, en vous tenant informés, en aidant votre défense et n’attendez pas que tout aille mal pour vouloir essayer de vous défendre.

La semaine prochaine, je publierai le bulletin d’adhésion à la C.S.P.P. (qui vous inscrit d’office à la F.N.P. aussi) et les liens vers les autres groupements professionnels. VOUS DEVEZ VOUS INSCRIRE A UN GROUPEMENT. Même l’adhésion la plus chère n’est rien par rapport à ce qu’elle vous évite de perdre et ce qu’elle vous fait gagner.

Merci d’avoir été au bout de cette lecture,

Je vous renouvelle à tous mes meilleurs voeux pour cette année 2019 !

Stéphane Riou
président de la C.S.P.P. (Chambre Syndicale de la Photographie Professionnelle)

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