Jour 1 – 1er jour sans clients

Merci à ceux qui ont répondu à notre demande.

Les négociations vont démarrer aujourd’hui par la FNP, auprès des ministères concernés.

Les demandes que vous nous avez transmises lui ont été communiquées. Des idées intéressantes ont été développées, certaines éloignées de ce que je pouvais moi-même penser, d’où l’utilité de vous donner la parole, ce qui a toujours été mon crédo : un groupement ne vit que pour sa base et par sa base, sinon, c’est une société.

Nous sommes des photographes tous différents les uns des autres. En style, en comportement (certains sont plus artistes que d’autres, ces autres plus gestionnaires). Certains sont en studio, d’autres en chambre, en extérieurs, en entreprise. Certains ne sont pas photographes mais revendeurs de matériel (il y a un distinguo entre ces deux métiers, quand vous avez du stock, celui-ci décote pendant que vous êtes fermés et vous ne faites pas forcément de prise de vue).

Nous avons tous des avis et des besoins différents. Il est important d’alimenter nos groupes de défense, nos syndicats professionnels (non, ce n’est pas un gros mot) de ces besoins qui peuvent être disparates.

Exemple

un report ou un abandon de charge pour un micro entrepreneur n’a aucun intérêt, pas de chiffre d’affaire, pas de charge ! Alors que pour un artisan, cela va continuer de tomber même si le CA est à zéro. Un auteur à l’Agessa n’a pas le même fonctionnement financier qu’un photographe inscrit en chambre des métiers.

Bien sûr, tout cela on le sait, généralement de manière globale, mais une piqure de rappel ne fait pas de mal. Avoir votre ressenti regroupé pour pouvoir le transmettre à nos ministères de tutelles, et non pas leur dire que sur Facebook, il se dit que …

32 000 photographes environ inscrits en chambre des métiers, plus les photographes auteurs de l’Agessa, cela fait du monde. J’espérai un retour de 3%, entre les publications sur Facebook, les interactions de site, Linkedin … Retour ridicule en soi vu la gravité de ce qui arrive. Cela aurait fait environ un millier de réponse, de quoi être un peu mieux écouté en ministère, donner à nos demandeurs auprès de l’Etat plus de demandes concrètes.

J’en ai reçu moins d’une centaine.

Ceux là nous aident ! Certains, que je connais, font parti d’autres groupements que le mien, des « cousins », d’autres font partis d’enseignes photos reconnues. Bien sûr que ces groupements se décarcassent pour les aider et ce n’est pas une trahison que de donner ses avis et ses demandes à un autre groupement qui a un potentiel d’écoute auprès des bonnes personnes, et rapidement ! Avons nous les moyens d’arriver en ordre dispersé ?

Quand un groupement vous demande votre avis, n’hésitez pas à le donner, surtout dans une crise comme celle-là !

Soyez rassuré, je ne vais pas utiliser vos coordonnées pour essayer de vous vendre des fenêtres ou autres services en attendant que mon entreprise ré-ouvre. Merde ! Je m’excuse ! Mon entreprise n’est pas fermée ! Elle ne reçoit pas de clients, nuance capitale!

Combien de fois me suis je dis qu’il faudrait que je prenne quelques jours de repos pour faire de la compta, préparer ma communication, ré-organiser mes archives et mes sauvegardes et ne plus avoir la tête dans le guidon à voir devant moi et en ratant tout ce qui est sur le côté.

La C.S.P.P. va essayer d’initier des discussions, des échanges entre photographes. Je ne peux qu’inviter d’autres groupes, des fournisseurs, d’essayer de nous aider à utiliser ce temps d’inactivité, ce temps d’isolement pour faire avancer nos activités.

N’hésitez pas à laisser votre mail sur le site de www.lacspp.pro si vous désirez recevoir directement dans votre boite mail nos publications.

Cordialement,

Stéphane Riou
président de la Chambre Syndicale de la Photographie Professionnelle.

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