J11 – Covid 19 – Les choses changent …

J11 – Covid 19 – Les choses changent …

Nous sommes à la fin du début. Le confinement est quelque chose qui devient bien compris, même si il y a, et il y aura, toujours des gens pour le refuser.

Que va être demain ? Cela va t’il continuer comme maintenant jusqu’à la fin du confinement ? Est-ce l’inconnu ?

Différentes phases constituent une période de confinement.

Une première phase, démarrant par une phase de refus, suivie d’une phase d’adaptation, teintée de panique. Un mode compulsif, réactif pour stocker, suivre l’actualité, se tenir au courant. C’est la phase de survie !

La deuxième phase : on commence à organiser sa nouvelle vie. On de-stresse, on fait du rangement, plus facilement que dans la phase 1, plus calmement. On commence à prendre conscience que ce temps va durer. C’est la phase sécurité.

La phase 3 est la phase du devenir. Deux types de réactions vont se développer : le rejet du confinement, le fait de se sentir prisonnier ou au contraire, l’acceptation de ce temps comme du « temps libre ». Plus facile (et plus épuisant) dans le cadre d’une famille plutôt que de quelqu’un de seul. On va commencer à voir apparaître la recherche de bouc émissaire. Les critiques sur les gestions de crise. Les politiques, et les râleurs de tout bord vont commencer à redonner de la voix, et pas forcément à bon escient.

La phase 4 est la phase de l’importance. On s’est créé un potentiel de survie, d’adaptation aux évènements et on doit l’assimiler et l’utiliser. Ceux qui ont construit quelque chose de positif, avec leurs proches, leurs voisins ou les réseaux sociaux vont pouvoir s’épanouir et continuer en allant de l’avant d’une manière plutôt positive. Ceux qui seront rentrés dans la phase de dénigrement, d’accusation, de comportement négatif, risquent de s’enfermer dans cette démarche.

La phase 5 est une phase d’achèvement. Les nouveaux cas de contamination diminuent. Une phase d’auto-satisfaction d’être parmi ceux qui sont encore là, qui peux être accompagné d’une phase de culpabilisation pour certains. c’est le moment ou les loups se réveillent pour hurler en groupe aussi. Attention de ne pas succomber à l’appel de la meute, à vouloir faire payer des coupables, ou présumé tels. Gardez en vous cette expérience du confinement, de l’avoir supporté et tirez en parti pour intégrer ces nouvelles expériences dans votre vie à venir. Partez aussi du principe que votre vie ne reviendra à « la normale » qu’au bout de quelques mois.

L’inspiration de ce texte vient d’un article de Médium.com, un site américain, et du témoignage de Sina Farzaneh, réfugié de Shanghai, où il a été en quarantaine pendant 2 semaines, puis arrivé au États Unis pour une nouvelle quarantaine de 2 semaines à San Francisco. Son confinement est certes différent de celui d’un individu en France, car l’angoisse a été certainement plus violente en Chine, premier pays touché par cette crise sanitaire, et la deuxième partie est liée aussi à un soulagement d’être parti d’une zone dangereuse, ou assimilé telle, mais son vision est intéressante.

https://medium.com/@sinajahn/lessons-from-a-coronavirus-refugee-8cb245fca061

Portez vous bien,
Protégez vos proches,
Ne sortez pas !

Stéphane Riou
président de la Chambre Syndicale de la Photographie Professionnelle.

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