11 mai – et après ?

Le 11 mai – et après ?

 

Le 14 mars, fin de nos activités.

Le 11 mai, reprise de notre travail.

Presque deux mois d’écoulés, comme une parenthèse dans la vie d’une entreprise, comme l’annonce de la fin pour certaines. Malgré les aides de l’Etat, des dégâts ont pu advenir, des pertes de chiffres d’affaire qui ne pourront se rattraper.

Des occasions de travailler qui ne vont pouvoir se faire de façon normale.

Voilà, le mot est lâché. Quelle est notre normalité pour les mois à venir ?

La protection de groupe vis à vis du virus ne s’est pas réalisée, à cause du confinement. Celui-ci a « limité » les afflux en hôpitaux, permettant aux soignants d’absorber, difficilement certes dans certaines régions, le flux de patients liés à cette épidémie.

Nous sommes donc au même point qu’au 14 mars, mais avec une meilleure connaissance de ce que nous allons vivre et des équipements hospitaliers croissants. Les masques vont devenir disponibles aussi.

Nous allons devoir vivre quelques mois, tant qu’il n’y aura pas de vaccin, ou de protection de groupe, avec des règles de travail modifiées.

Pour les magasins, devoir respecter les gestes barrières matériels;

  • les distances entre les personnes
  • Du gel hydre-alcoolique à l’entrée pour nos clients.
  • Des bornes travaux espacées
  • Limiter le nombre de gens en même temps dans nos surfaces de ventes.
  • Porter un masque pour NOUS protéger et protéger nos clients.
  • Cela veux dire avoir des produits désinfectants à porté de mains
  • Netoyer à longueur de temps nos meubles, poignées de portes… Bref, tout support susceptible d’avoir un contact humain.
  • Des lingettes pour nettoyer les écrans tactiles des bornes.


Il va falloir développer une forme de paranoïa bienveillante pour nos clients, et leur faire accepter.

Pour les photographes hors commerces de matériel, nos distances de prise de vue peuvent peut-être nous éviter le port du masque, permettant de garder ce contact visuel si important dans nos créations d’images.

Bien entendu, dès qu’il y aura « manipulations », ou touché du client (bébé, correction de posture…), cela voudra dire gel hydro-alcoolique avant le contact, client et photographe, et masque dès que nous serons proches.

Cela voudra dire désinfection du studio entre deux prises de vue. Désinfection des chaises, des bancs de prise de vue pour les identités. Cela limitera les risques de contamination et donnera de vous l’image d’un professionnel soucieux de ses clients. Cela peux aussi être un argument de vente pour l’identité par rapport à une prise de vue en cabine.

Pour ceux qui ont du personnel, lavage des mains le matin en arrivant. Cela doit être une règle de base obligatoire. Nettoyage des appareils de prise de vue si ils passent de mains en mains. Nettoyage des appareils d’exposition après une démonstration.

Le 11 mai, c’est demain. 3 semaines pour vous préparer à ces nouvelles façons de travailler, ce n’est pas si énorme. Commencer à prévoir votre manière de travailler afin d’être prêt à accueillir vos clients.

Toutes ces contraintes sont autant d’arguments positifs pour rassurer nos clients et les faire venir de préférence dans nos commerces ou nous faire choisir comme photographes.

N’hésitez pas à communiquer sur cela.

Ne pensez pas faire peur au client en lui en parlant mais pensez à le rassurer en lui démontrant l’importance que revêt sa santé pour vous.

Stéphane Riou
président de la Chambre Syndicale de la Photographie Professionnelle.