Covid 19 – Le retour !

Un titre qui fait penser à la suite d’un mauvais film.

La covid 19 revient, c’est un fait assuré. C’était un fait prévisible tant que nous n’aurons ni protocole de soin, ni vaccin.

Nos entreprises ont souffert et des professionnels de la photographie souffrent encore de cette crise, loin d’être terminée. Je parle des photographes de mariage, scolaires, corporates…

Pourquoi en sommes nous là ? Pour deux raisons majeures, aussi grave l’une que l’autre.

La première : un virus, nouveau, incontrôlable, contre lequel nous n’avions au début aucune information, aucune piste d’attaque pour soigner. Nous avons eu beaucoup de chance, en tant qu’espèce, que ce virus n’ait pas été plus méchant.

La deuxième : les mots vont être durs, même si ils sont à minorer par l’attitude des gens eux mêmes. Nos hommes politiques n’ont pas été à la hauteur sur le suivi humain de la crise après le dé-confinement. Quand je dis nos hommes politiques, je ne parle pas que du gouvernement, mais de l’ensemble de la classe politique qui n’a rien dit. Le masque aurait du être obligatoire à la sortie du confinement, dans la rue et les lieux publics. Malheureusement, un politique, tout cotés confondus, des extrêmes au centre, ne peut priver les électeurs de vacances et va donc utiliser une phrase teintée d’hypocrisie : s’en remettre à la responsabilité individuelle.

Bien entendu, les polémiques vont reprendre :

  • plus de tests donc plus de malades, c’est donc normal
  • les médecins se contredisent
  • On va avoir un vaccin bientôt
  • on en parle trop à la télé
  • ça touche que les personnes âgées ou prédisposées

Ce qui est important n’est pas le nombre de malades dépistés par les tests, mais le pourcentage de malades par rapport au nombre de gens testés, et celui-ci augmente, de même que les hospitalisations et les réanimations.

Certains médecins ont leur moment de gloire en passant à la télévision ou à la radio. Des généralistes deviennent infectiologues. Un médecin, même spécialisé, peut donner un avis un jour qui sera à modifier par la suite par les connaissances plus approfondies du virus.

Le vaccin : imaginons un vaccin pour le mois de novembre. Si la Chine lance une fabrication de vaccin, elle pourra produire un milliard de dose par an, chiffre colossal, à ramener aux presque 8 milliards d’habitants de notre Terre. 8 ans pour vacciner tout le monde. Qui vacciner en premier ? Ceux qui ont des hôpitaux ou ceux qui n’en ont pas ?

La télévision, et les médias en général. On en parle, oui. Est-ce qu’on écoute ? Quand un journal national d’importance nationale dit qu’il n’y a pas plus de mort dû au Covid au premier trimestre 2020 par rapport à 2019, les lecteurs généralisent l’info et crient au complot. Au premier trimestre, l’épidémie n’est pas engagée encore …

Cela ne touche que les personnes agées : rien que cela, c’est déjà trop mais pourtant, une adolescente de 16 ans en est morte en France, un jeune de 14 ans est en réanimation à Bordeaux. Des jeunes gens ont contractés la Covid et ont des séquelles. Ce n’est pas une maladie banale. Elle peut toucher vos proches, vos enfants.

Mais ce dont on ne parle pas, c’est que cela touche nos entreprises, et par la même, la vie de nos employés, de nos clients, de nos fournisseurs. C’est voir des entreprises stables, rentables, devenir fragiles, vulnérables, voir fermer.

La responsabilité individuelle ! C’est chez les autres que cela ferme, dommage …

Un client qui pert son emploi met mon entreprise en péril, et mes fournisseurs aussi qui eut même vont mettre en péril d’autres structures Et peut-être votre propre emploi.

Comment éviter cela ? En insistant sur les gestes barrières, les normes sanitaires dans les magasins, le port du masque Dans la rue, les transports, non pas dans de le cadre d’une responsabilité individuelle mais d’une responsabilité collective, quoique nous en pensions à titre individuel. C’est pénible de voir ses proches et de ne pas leur faire la bise, de ne pas serrer la main aux clients qu’on apprécie, de remplacer tout ces gestes tellement basiques par un simple regard par dessus un masque.

Ces propos ne sont pas ceux du président de la Chambre Syndicale de la Photographie Professionnelle, mais ceux d’un responsable d’entreprise, de quelqu’un qui aimerait que tout redevienne comme avant, d’un homme qui aimerait embrasser sa mère de 85 ans, de quelqu’un qui aimerait faire une bonne bouffe avec ses amis sans devoir penser à tout cela… De quelqu’un qui sait que ce ne sera pas pour tout de suite et qu’il peut, à son petit niveau, proteger les autres en faisant attention à eux par des gestes simples et en avançant masqué.

Stéphane Riou
photographe

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