Le bouc émissaire…

Bonjour à tous.

Qu’est-ce qu’un bouc émissaire ? C’est celui à cause de qui tout va mal !

Dans les dernières décennies, c’est l’arrivée de la vente sur l’Internet qui était la cause de tous les malheurs des photographes. Puis, cela a été l’arrivée du numérique qui a mis le bazar. Il y a eu MEERO, qui a semé la pagaille. Et puis depuis plusieurs années, il y a Photomaton.

Tout ces boucs émissaires, oh combien responsables de tracas et pagailles dans nos magasins et studios, sont-ils les vrais responsables de nos problèmes.

Ils apportèrent, ou apportent encore, des solutions différentes à nos métiers.

Combien de magasins vendent sur internet, combien de photographes utilisent l’internet pour communiquer ? Tous ? Tous le monde est en numérique maintenant. Meero est toujours un problème mais qui leurs fait des photos ? Des photographes…

Et Photomaton ! Une petite entreprise française lancée dans les années 30, qui aujourd’hui fait 85 millions de chiffre d’affaire.

Il y a une quinzaine d’année, j’avais évoqué, au sein d’une AG du GNPP Ile de France, l’idée qu’il faudrait s’intéresser et défendre l’identité. Je faisais parti, à l’époque, des photographes qui en faisaient, chose pas si fréquente que cela, en tout cas en région parisienne. Comment je me suis fait jeter car ce n’était pas de la photographie de photographes, ce n’était pas du portrait, et c’était vrai, à l’époque.

Aujourd’hui, nous faisons quasiment tous de l’identité. Et grâce à qui ? Très majoritairement grâce à l’argent de Photomaton qui était présent lorsqu’il a fallu manifester financièrement notre intérêt pour l’identité.

Il y a des gens qui ne seront jamais nos clients pour l’identité. Des gens qui pensent que mettre déjà 5 euros sur une photo pour carte d’identité, c’est trop cher. La preuve : Leclerc attaque dans l’ouest avec la photo d’identité à 1 Euro la planche !

Et puis il y a ceux qui trouvent qu’avoir une photographie de qualité, c’est bien, même sur une carte d’identité. Ceux là patienteront pour avoir une photographie propre, bien éclairée, avec quelqu’un qui, en face d’eux, leur parle et pas juste un miroir avec un monnayeur .

Maintenant, si c’est pour faire la même qualité que le photomaton pour deux fois le prix, oui, il y a un problème.

Et puis, avant de râler, regardez sur les photos ANTS que vous éditez par quel chiffre le numéro commence : si il commence par 1, c’est le collecteur Photomaton, si il commence par 2, c’est le collecteur de Photoplus.

Vous allez rire (jaune). En faisant des photographies, vous financez vos deux plus gros concurrents en cabines photographiques. C’est un peu comme les Uber qui, par leur travail, financent l’un des plus gros centre de recherche sur la voiture sans chauffeur. Cherchez l’erreur.

Moi, ce que j’en dit …

Stéphane Riou
président de la Chambre Syndicale de la Photographie Professionnelle.

2 réflexions au sujet de « Le bouc émissaire… »

  1. Merci Stéphane de remettre à jour le combat d’il y a 15 ans, et de comparer ce qui est comparable, bien à toi Sébastien Fraysse Service Image

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